Chroniques Musicales | Bloguez.com

UFO goes UFA - Pop Garage Symphony No.9

  : Ajouté le 28/4/2008 à 17:43

 

(Matins Maternes 28/04) 

C’est une bonne claque de rock n’ roll que je me suis pris en écoutant l’album des UFO goes UFA. 28 minutes de psychédélisme des seventies mélangés à de la pop anglaise digne de toutes les mèches rebelles anglo-saxonnes de ce nouveau millénaire.

 

Et c’est une fois de plus le génie ovni liégeois Miam Monster Miam qui a fait pas mal d’arrangements musicaux sur l’album, tandis qu’il est produit par le génial producteur new yorkais Kramer qui a déjà été aux commandes des albums de Jon Spencer Blues Explosion, Sonic Youth ou encore Sufjan Stevens.

 

st UFO goes UFA, c’est aussi l’union de 3 musiciens de renommée et de talent dans le milieu indie, j’ai nommé au chant Brian Carney, de Liverpool qui vient d’emmenager à Liège, ex Electric Poison Head, et nouveau claviériste de Miam monster miam. A la basse, c’est le photographe et graphiste Pascale Scalp, qui a déjà tourné avec my little cheap dictaphone ou encore Lio. Quant à la section rythmique,  c’est la multistrumentiste talentueuse Sophie Galet qui s’en charge, après avoir sorti il y a quelques temps sont premier et très sensible album solo.

 

Dès les premières minutes, cet album vous plonge dans l’univers ultra chargé en substances hallucinogènes qui donnent aux chansons une ambiance bien particulière. On passe un peu par toutes les époques du wokénwol, car lorsque la saturation postillonnante des guitares se change en synthés psychés des années 80 pour retomber dans une ambiance digne du Velvet underground, on se rend bien compte que les UFO sont là pour nous montrer tout ce qu’ils ont dans le bide.

 

Et si l’album est court (28 minutes), il n’en est pas moins d’une intensité incroyable. Et le mélange des voix reconnaissables de Brian Carney, Sophie Galet ou encore notre ami Benjamin Schoos qui intervient encore de temps en temps est très subtil et vraiment bien agencé.

 

J’ai un peu du mal à prédire malgré tout l’avenir d’un groupe pareil. Car si leur album est terriblement bien foutu, ce n’est pas chose facile à écouter dès la première approche et ainsi le vaste public ne sera pas forcément touché. Il faut un minimum d’initiation à la musique indie quand même pour l’écouter et l’apprécier à sa juste valeur…

Autant un album à écouter enfoncé dans un coussin que sur une piste de wokénwol car comme je l’ai dit tous les styles y sont représentés et chaque initié pourra s’y retrouver.

 

24 mai, festival rock et amour soundstation

20 juin, madmusée fetes de la musique

 

www.myspace.com/ufogoesufa

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The Kooks - Konk

  : Ajouté le 28/4/2008 à 17:08

 

(Matins Maternes 21/04) 

Kant a dis un jour que la musique est la langue des émotions. Si la folie peut être considérée comme une émotion, alors les Kooks usent de cette langue à merveille. Et c’est après 90 chansons composées en studio que les festival heroes nous livrent leur deuxième opus, fruit de lives et de ventes d’albums gigantesques.  

 

Konk – du nom du studio où l’album a été enregistré – succède ainsi à Inside In/Inside Out, sorti en 2006 et qui a conquit très rapidement un public de pantalons slims et de chemises étoilées, fan de cette vague de groupes en « the », où les mèches rebelles voguent de chambres de préados à garages de préadultes musiciens. Par ses riffs cinglants et sa voix de truand des cœurs féminins, Luke Pritchard a su mener les Kooks a la gloire, en allant jusqu’à leur offrir deux ans de tournée dans les plus grands festivals européens.  

 

Originaires de Brighton et tous étudiants en musique, les Kooks se forment en 2004, avec à leur coté des amies groupies telles que Lily Allen ou encore Katie Melua. Ils signent leur premier contrat chez Virgin Records et à partir de là, tout s’enchaine assez vite. Sort alors le premier single extrait de Inside In/Inside Out intitulé Eddie’s Gun. S’ensuivent alors 6 singles tous extraits de l’album et qui remporteront un succès phénoménal à chaque fois.  

 

Pour cet album, le chanteur Luke Pritchard se dit orgueilleux et voulant sortir un album proche de la perfection et ainsi donner un grand coup de balai dans la tète de toutes les personnes l’écoutant.  

 

Pour ma part, je trouve qu’ils se sont laissé tombé dans le fatal deuxième album qui est souvent mortel pour beaucoup de groupes. Et la tendance borderline du premier album s’est assagie pour retomber dans un rock beaucoup plus cadré. Mais malgré tout, le label de qualité des Kooks est bien inscrit ce mélange pop rock folk plaira surement à la plupart de nos auditeurs, tant par sa diversité musicale que par ses refrains entêtants qui vous entraineront dans un voyage à travers les différentes époques du rock n roll.  

 

Sorti il y a une semaine, l’album est également disponible dans une version double cd comprenant 7 titres inédits, rejetés lors de l’enregistrement de l’album. 

 

En ce qui concerne leur tournée, ils seront de passage chez nous au festival Rock Werchter le 6 juillet en compagnie de dEUS, les Raconteurs ou encore Grinderman. Ne les manquez pas, car pour les avoir vus 2 fois déjà, je peux vous assurer que ça vaut autant la peine en live que sur CD. Pour plus d’infos, rdv sur le www.myspace.com/thekooks

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Les Shades - Le Meurtre de Venus

  : Ajouté le 28/4/2008 à 16:59

 

 (Matins Maternes 14/04) 

Après les BBrunes et les Naast, c’est cette fois ci sous la forme de Les Shades que le rock anglais s’introduit dans la chanson française avec Le Meurtre de Venus. Et ces petits gars ont tout pour faire penser au plus typique des groupes pop anglais : ils sont tous en dessous de la barre des 60 kilos, ont entre 17 et 19 ans, se sont rencontrés au lycée, font craquer un public essentiellement boutonneusement féminin et passent leur concert à remuer la tête tout en gardant la bouche entrouverte.

Malgré que le groupe ait commencé sa carrière en 2005 sur des bases pas très solides, vu que la plupart des musiciens ont commencé leur instrument en rentrant dans le groupe, l’album se révèle être finalement bien foutu dans le genre, chose que l’on doit principalement à Bertrand Burgalat, producteur entre autres de Christophe Willem et Alizée et qui était aux manettes de la production de ce premier album.

Album qui certes, est exempt de passages complexes ou très recherchés, mais c’est certainement ce dépouillement qui en fait une petite galette de rock n roll à déguster l’esprit vide de préjugés de musicien blasé et averti.

Et c’est deux guitaristes, un chanteur, un bassiste, un batteur et un organiste qui forment ce line up aux apparences très seventies et cette influence un peu rockabilly et rock qui bouge que l’on retrouve tout au long de l’album ne cessera de nous faire danser au gré des concerts destinés quand même à un public très vaste.

Les paroles des chansons tournent autour du thème ‘Le meurtre de venus’, et donc on s’en doute, la femme et les blessures amoureuses qu’elle peut apporter à des jeunes post ados sont représentées au fil des morceaux. Un cd qui plaira certainement plus aux ados pouvant grandir avec eux qu’aux avertis en quète d’autre chose que d’un vent de fraicheur pas assez pubère encore pour rentrer dans la cour des grands.

Pas encore de concert en Belgique prévus pour les Shades, mais une place leur sera certainement assurée aux Francos de Spa ou dans un autre festival chez nous cet été

Plus d’infos sur www.myspace.com/lesshades

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